7 régimes amaigrissants passés au crible
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TogglePerdre du poids de manière rapide, efficace et durable est un objectif partagé par de nombreuses personnes. Pour y parvenir, certains se tournent vers des régimes amaigrissants aux promesses variées. Du jeûne intermittent au régime hyperprotéiné, en passant par les régimes dissociés ou le régime Cohen, chaque méthode possède ses spécificités. Mais sont-elles toutes adaptées à un amaigrissement sain et stable ? Voici un tour d’horizon des 7 régimes pour maigrir vite les plus populaires, avec leurs avantages, leurs limites et leur faisabilité au quotidien.
Le jeûne intermittent : un des protocoles restrictifs les plus pratiqués aujourd’hui (1)
Parmi les régimes amaigrissants les plus en vogue ces dernières années, le jeûne intermittent occupe une place de choix. Issu d’une pratique ancestrale — que l’on retrouve notamment dans les traditions spirituelles et médicales de l’Inde ancienne — il séduit aujourd’hui de nombreuses personnes souhaitant perdre du poids tout en adoptant une approche plus naturelle. Ce type de régime repose sur une alternance volontaire entre des périodes de prise alimentaire et des périodes de jeûne, sans forcément restreindre les types d’aliments consommés.
Les deux formes les plus répandues sont le jeûne 16/8, qui consiste à manger pendant une fenêtre de 8 heures et jeûner durant les 16 heures restantes, et le jeûne 5/2, où l’on s’alimente normalement pendant 5 jours, en réduisant drastiquement les apports caloriques les 2 autres jours. L’objectif est de forcer le corps à puiser dans ses réserves énergétiques pendant les périodes de jeûne, favorisant ainsi la perte de poids.
Des études scientifiques ont montré que le jeûne intermittent pouvait avoir plusieurs effets bénéfiques : diminution de l’inflammation, amélioration de la sensibilité à l’insuline, réduction du cholestérol et des triglycérides, sans oublier une action favorable sur la régulation du métabolisme. Il fait donc partie des régimes amaigrissants jugés efficaces sur le plan physiologique. Toutefois, son efficacité dépend fortement de la régularité, de l’alimentation choisie pendant les fenêtres de repas et du mode de vie global.
Cependant, cette méthode présente certaines limites. Sur le plan social, elle peut s’avérer difficile à tenir : il n’est pas toujours évident de refuser un petit-déjeuner entre collègues ou un dîner entre amis. De plus, les périodes de jeûne peuvent susciter frustration, irritabilité ou envies de grignotage, augmentant le risque de suralimentation lors des repas autorisés. Sans un bon équilibre nutritionnel et une certaine discipline, ce régime amaigrissant peut même provoquer un effet rebond.
Pour celles et ceux qui recherchent une perte de poids durable, le jeûne intermittent peut être une piste intéressante, à condition d’être bien encadré et de respecter ses besoins physiologiques. Il ne convient pas à tout le monde et demande un certain temps d’adaptation. Contrairement à d’autres protocoles restrictifs plus stricts ou plus centrés sur des exclusions alimentaires, il repose davantage sur une logique temporelle que sur une restriction des aliments.
Le jeûne intermittent s’appuie sur les cycles naturels du corps. Pour comprendre comment caler vos repas sur votre horloge interne, consultez notre guide de la chrononutrition.
Verdict NaturellementSain : Une approche intéressante pour la santé métabolique, à condition de rester à l’écoute de sa faim.
Le régime hypocalorique : la base des approches diététiques classique
Ce régime hypocalorique est l’un des régimes amaigrissants les plus connus et les plus pratiqués, notamment parce qu’il repose sur un principe simple : consommer moins de calories que ce que l’on dépense au quotidien. En réduisant progressivement l’apport énergétique journalier, le corps est contraint d’aller puiser dans ses réserves, principalement les graisses, pour continuer à fonctionner. Ce déficit calorique induit, s’il est bien maîtrisé, une perte de poids progressive et relativement stable.
Il ne s’agit pas ici de bannir certains groupes d’aliments ou de suivre un protocole rigide, mais plutôt d’adopter une alimentation équilibrée tout en diminuant la quantité totale de calories consommées. En général, un régime hypocalorique peut varier de 800 à 1500 kcal par jour selon les objectifs et le métabolisme de chacun. On parle alors de régime modérément restrictif (autour de 1200-1500 kcal) ou de régime très restrictif (inférieur à 1000 kcal), ces derniers devant impérativement être suivis sous contrôle médical.
Ce type de régime peut convenir à une large population, notamment à celles et ceux qui souhaitent entamer un processus de perte de poids sans bouleverser complètement leurs habitudes alimentaires. Il est souvent utilisé comme base dans d’autres régimes amaigrissants plus spécifiques, comme les régimes hyperprotéinés ou certains programmes encadrés par des nutritionnistes.
Cependant, comme pour beaucoup d’approches diététiques, le régime hypocalorique n’est pas sans limites. Une réduction trop brusque des apports caloriques peut entraîner des carences en nutriments essentiels, une baisse de la masse musculaire, de la fatigue, voire des troubles hormonaux. À long terme, une restriction excessive peut aussi provoquer un effet yoyo, le corps réagissant à la privation par un ralentissement du métabolisme et une reprise rapide du poids perdu dès que les apports augmentent à nouveau.
L’autre difficulté réside dans le facteur psychologique. Réduire son apport calorique sans se sentir frustré nécessite une bonne connaissance de son alimentation, un accompagnement personnalisé, ainsi qu’un travail sur ses habitudes alimentaires et émotionnelles. C’est pourquoi de nombreux experts recommandent d’intégrer ce régime dans une démarche de rééquilibrage alimentaire, plutôt que comme une solution rapide et temporaire.
En résumé, le régime hypocalorique reste une méthode de référence dans l’univers des régimes amaigrissants, notamment pour sa simplicité et sa flexibilité. Mais comme tout programme de perte de poids, il doit être adapté à chaque individu et accompagné d’une activité physique régulière pour préserver la masse musculaire et favoriser une perte de poids durable.
Plutôt que de compter chaque calorie, apprenez à équilibrer vos macronutriments grâce à notre guide scientifique du petit-déjeuner.
Verdict NaturellementSain : Efficace mathématiquement, mais risqué sur le long terme. Pour éviter que le métabolisme ne s’endorme, il doit impérativement être personnalisé et ne pas descendre en dessous de vos besoins vitaux.
Le régime Hollywood : un des programmes minceur les plus drastique
Parmi les régimes amaigrissants les plus spectaculaires mais aussi les plus controversés, le régime Hollywood occupe une place à part. Très en vogue dans les années 1980, notamment auprès des célébrités américaines qui devaient perdre du poids rapidement avant un tournage ou une apparition publique, il repose sur une restriction calorique extrême centrée autour d’un aliment phare : le fruit.
Ce régime se déroule en trois phases distinctes et très structurées. La première, souvent la plus difficile, consiste à ne consommer que des fruits pendant une semaine entière. Les fruits sont choisis pour leur faible apport calorique, leur richesse en fibres, en vitamines et leur effet rassasiant. Toutefois, les bananes sont exclues car trop caloriques, tandis que certains fruits comme l’ananas, la pastèque ou la papaye sont mis en avant pour leur prétendue action brûle-graisse. Cette phase impose également d’espacer de deux heures la consommation de fruits différents afin de favoriser une meilleure digestion et une perte de poids plus rapide.
La deuxième phase, qui dure environ trois semaines, introduit progressivement d’autres aliments dans l’alimentation. Les légumes, les céréales complètes, les légumineuses, et certaines sources de protéines maigres peuvent être réintroduits, mais les fruits continuent à constituer la base de chaque repas. L’idée est de maintenir un apport calorique très bas tout en évitant une carence trop brutale en nutriments essentiels.
Enfin, la dernière phase autorise un repas classique par jour, tout en gardant les fruits comme pilier du régime. Cette phase vise à habituer le corps à un retour progressif à une alimentation plus variée sans reprendre le poids perdu.
Si ce régime peut donner des résultats rapides — parfois spectaculaires en quelques jours seulement — il n’est pas sans risques. Comme pour de nombreux régimes amaigrissants très restrictifs, la perte de poids initiale est souvent due à une perte d’eau et de masse musculaire plutôt que de graisse. De plus, l’absence quasi totale de protéines dans les premières semaines peut entraîner une fonte musculaire, une sensation de fatigue intense, voire des carences nutritionnelles importantes (en fer, calcium, vitamines B, etc.).
Autre point problématique : ce type de régime n’éduque pas à une alimentation équilibrée sur le long terme. Dès que la personne reprend une alimentation normale, le risque d’effet yoyo est très élevé. Le corps, mis en état de privation, aura tendance à stocker plus rapidement les graisses en prévision d’une nouvelle restriction.
Le régime Hollywood fait partie des programmes minceur les plus sévères et n’est généralement pas recommandé par les professionnels de santé, sauf peut-être dans des cas très encadrés et sur des périodes très courtes. Il peut toutefois être révélateur de la tentation qu’ont certaines personnes de se tourner vers des solutions rapides au détriment de leur équilibre métabolique.
Verdict NaturellementSain : À bannir. Dangereux et inefficace sur le long terme.
Attention : les méthodes d’exclusion comme le régime Hollywood ou Dukan ne sont pas anodines. En 26 ans de carrière, j’ai vu trop de pertes de poids ‘éclairs’ se solder par une fatigue rénale intense et un effondrement du métabolisme de base. Mon conseil soignant : ne sacrifiez jamais votre capital santé pour un chiffre sur la balance. Le corps finit toujours par réclamer ce qu’on lui a volé.
Le régime hyperprotéiné : un des régimes amaigrissants les plus prisés
Parmi les régimes les plus populaires, le régime hyperprotéiné se distingue par son efficacité rapide et son objectif précis : provoquer une perte de poids tout en conservant la masse musculaire. Né dans les années 1960, il a longtemps été plébiscité par les sportifs, notamment pour ses effets sur la définition musculaire et la réduction du tissu adipeux.
Le principe de ce régime repose sur une consommation élevée de protéines, accompagnée d’une réduction drastique des glucides et des lipides. En diminuant la quantité de sucres et de graisses disponibles, le corps est contraint de puiser dans ses réserves énergétiques pour fonctionner. Or, les protéines jouent un rôle essentiel dans l’organisme : elles participent à la construction des muscles, au bon fonctionnement du système immunitaire et à la régénération cellulaire.
Concrètement, ce régime s’effectue en plusieurs phases. La première est la plus restrictive : pendant quelques jours à une semaine, l’alimentation est composée presque exclusivement de protéines, souvent sous forme de compléments (shakes, barres, poudres), afin de déclencher une cétose. Cette phase entraîne une perte de poids rapide, principalement due à la dégradation des graisses corporelles. Ensuite, les glucides sont réintroduits progressivement dans les phases suivantes, jusqu’à atteindre une stabilisation durable du poids. Ce découpage vise à éviter l’effet yoyo, fréquent dans d’autres régimes amaigrissants.
Le régime hyperprotéiné permet de ressentir peu de faim, grâce au pouvoir rassasiant des protéines. Il offre aussi une sensation d’énergie relativement stable, contrairement aux régimes très pauvres en calories. Toutefois, cette méthode n’est pas sans effets secondaires. Un excès de protéines peut surcharger le foie et les reins, générant un travail d’élimination important pour l’organisme. De plus, des troubles digestifs comme la constipation, des maux de tête, une mauvaise haleine ou une perte de cheveux peuvent survenir en cas de déséquilibre nutritionnel ou de mauvaise hydratation.
Il est donc essentiel, comme pour tous les protocoles alimentaires restrictifs, de suivre ce programme sous contrôle médical, notamment si l’on souffre de troubles métaboliques ou rénaux. De plus, une activité physique régulière est vivement conseillée pour éviter la fonte musculaire et favoriser une perte de graisse saine et durable.
Le régime hyperprotéiné peut s’avérer efficace pour certaines personnes, à condition de ne pas le prolonger indéfiniment et de le considérer comme un tremplin vers un rééquilibrage alimentaire durable. Car, au-delà des effets visibles, l’enjeu est de maintenir un rapport sain et équilibré à l’alimentation.
Si l’apport en protéines est crucial pour la satiété, il doit être équilibré dès le matin. Inspirez-vous de nos 7 idées de petits-déjeuners équilibrés pour ne pas tomber dans l’excès.
Verdict NaturellementSain :Un « starter » efficace pour la motivation et la protection musculaire, mais qui demande une hydratation irréprochable et ne doit jamais s’éterniser pour préserver vos reins.
Le régime Dukan : une méthode hyperproteinée parmi les méthodes de perte de poids très médiatisée
Parmi les régimes amaigrissants les plus controversés mais aussi les plus suivis dans les années 2000, le régime Dukan occupe une place de choix. Mis au point par le nutritionniste français Pierre Dukan dans les années 1970, ce programme repose sur une alimentation riche en protéines, pauvre en glucides et en lipides, avec un objectif affiché : une perte de poids rapide, visible et durable.
Le régime Dukan se distingue par sa structure en quatre phases bien définies, censées guider progressivement la personne vers une stabilisation du poids. La première phase, dite « phase d’attaque », dure de 1 à 7 jours selon l’objectif de perte. Elle repose exclusivement sur la consommation de protéines pures : viandes maigres, œufs, poissons, produits laitiers à 0 %… Une cuillère de son d’avoine est également ajoutée pour ses effets rassasiants et digestifs. Cette phase déclenche une perte de poids rapide, grâce à un effet métabolique appelé cétose, durant lequel le corps puise dans ses réserves de graisse.
La deuxième phase, ou « phase de croisière », voit l’introduction de certains légumes à faible teneur en glucides. L’alimentation alterne alors des journées « protéines seules » et des journées « protéines + légumes ». Cette phase se prolonge jusqu’à l’atteinte du poids souhaité. Là encore, l’objectif est de favoriser l’élimination des graisses tout en conservant la masse musculaire grâce à l’apport élevé en protéines.
Vient ensuite la « phase de consolidation », d’une durée de 10 jours par kilo perdu. Elle marque le retour progressif à une alimentation plus variée. On y réintroduit les féculents, les fruits, le pain complet, les fromages, et même deux repas « de gala » par semaine pour éviter la frustration. Toutefois, un jour par semaine doit rester exclusivement protéiné pour maintenir les résultats obtenus.
Enfin, la « phase de stabilisation » repose sur trois règles simples mais permanentes : consommer trois cuillères de son d’avoine par jour, marcher 20 minutes quotidiennement et maintenir un jour de protéines pures par semaine, à vie. C’est la condition posée par le docteur Dukan pour éviter toute reprise de poids.
Ce régime, à la croisée des régimes amaigrissants hyperprotéinés et hypocaloriques, séduit par son efficacité rapide. Toutefois, il soulève aussi de nombreuses critiques. En effet, l’absence de réels fondements éducatifs sur la nutrition, les carences potentielles en vitamines, en fibres ou en bons lipides, ainsi que les risques de fatigue, de troubles digestifs et de surcharge hépatique ou rénale, sont fréquemment pointés du doigt. Plusieurs instances de santé publique ont d’ailleurs mis en garde contre une pratique prolongée de cette méthode.
Le régime Dukan reste néanmoins un exemple emblématique des régimes drastiques qui peuvent fonctionner à court terme, mais qui nécessitent un encadrement rigoureux et un passage vers une alimentation équilibrée pour éviter l’effet yoyo. Il illustre parfaitement les limites des régimes restrictifs face à l’importance d’un rééquilibrage alimentaire global et durable.
Verdict NaturellementSain : Une méthode trop radicale et déshumanisée. Si la perte de poids est rapide, l’absence de gras et de fibres finit souvent par nuire au moral et au système digestif.
Les régimes dissociés : une approche nutritionnelle parmis les approches diététiques plus atypique
Le régime dissocié fait partie des régimes amaigrissants qui s’écartent des méthodes traditionnelles de restriction calorique. Son principe repose non pas sur une réduction drastique des apports, mais sur une séparation stricte des groupes d’aliments afin d’optimiser la digestion et d’éviter le stockage des graisses. L’idée centrale est que certains types d’aliments — comme les protéines, les glucides et les lipides — ne devraient pas être consommés ensemble lors d’un même repas, au risque de ralentir la digestion et favoriser la prise de poids.
Ce type de régime se décline en plusieurs variantes, dont la plus connue est sans doute celle du Dr Hay, élaborée au début du XXe siècle. Selon cette méthode, les protéines (viandes, poissons, œufs) ne doivent jamais être associées aux glucides (pain, pâtes, riz), mais peuvent être accompagnées de légumes. Les fruits doivent être consommés seuls, en dehors des repas, et les produits laitiers sont souvent déconseillés ou très limités.
Dans d’autres versions du régime dissocié, chaque jour est consacré à un type d’aliment : un jour fruits, un jour protéines, un jour légumes, etc. Cette alternance crée un effet de rupture dans les habitudes alimentaires et peut entraîner une perte de poids rapide, au moins temporairement. C’est cette promesse d’amincissement sans calcul de calories qui séduit de nombreuses personnes à la recherche de régimes simples à suivre sur le plan logistique.
En théorie, le régime dissocié permettrait de faciliter la digestion, de réduire les ballonnements et d’éviter les excès. Mais en pratique, il est souvent critiqué pour son déséquilibre nutritionnel et son manque de fondements scientifiques solides. En dissociant les groupes d’aliments, ce régime limite considérablement la variété des apports en nutriments essentiels, ce qui peut conduire à des carences à moyen ou long terme. De plus, l’exclusion de certaines combinaisons alimentaires n’est pas réellement justifiée sur le plan physiologique, notre système digestif étant parfaitement capable de traiter les mélanges de protéines, de glucides et de lipides dans un même repas.
Enfin, comme beaucoup de régimes amaigrissants à effet rapide, le régime dissocié présente un risque élevé de reprise de poids après l’arrêt du programme. Il ne repose pas sur une éducation nutritionnelle durable ni sur la rééducation des comportements alimentaires. Résultat : une perte de poids souvent temporaire, suivie d’un retour aux anciennes habitudes alimentaires, avec l’effet yoyo en ligne de mire.
Malgré ses limites, le régime dissocié continue de séduire ceux qui souhaitent perdre du poids rapidement sans compter les calories, ni peser leurs aliments. Il reste un exemple typique des approches diététiques à court terme, à aborder avec prudence et discernement.
Verdict NaturellementSain : Une approche sans réel fondement scientifique qui complique inutilement la vie sociale. La perte de poids vient souvent de la lassitude de manger un seul aliment, pas d’un miracle métabolique.
Le régime Cohen : une alternative douce parmi les méthodes de perte de poids
Parmi les nombreux régimes amaigrissants proposés aujourd’hui, la méthode Cohen se distingue par son approche plus douce, plus humaine et moins radicale. Mise au point par le docteur Jean-Michel Cohen, médecin nutritionniste français, cette méthode vise avant tout à réconcilier plaisir et perte de poids durable. Contrairement aux régimes très restrictifs qui excluent certains groupes alimentaires, la méthode Cohen repose sur une réduction modérée de l’apport calorique, combinée à une alimentation équilibrée et une hygiène de vie saine.
Le principe est simple : on adapte les menus à une consommation quotidienne d’environ 1300 à 1600 calories, selon le profil de la personne, son âge, son sexe, son métabolisme de base et son niveau d’activité physique. Cette baisse des apports permet de créer un léger déficit calorique, suffisant pour entraîner une perte de poids progressive sans provoquer de frustration excessive ni de carences nutritionnelles. Ce régime n’exclut aucun aliment, mais invite à consommer les bons produits dans les bonnes quantités, en privilégiant les aliments à forte densité nutritionnelle : légumes, viandes maigres, poissons, légumineuses, céréales complètes et fruits.
Inspiré du modèle méditerranéen, le régime Cohen encourage également une consommation limitée de matières grasses, de sucres rapides et de produits transformés. Les produits laitiers sont consommés en quantité modérée, tout comme les féculents, mais ils ne sont pas interdits. L’objectif n’est pas de bannir certains aliments, mais de réapprendre à manger intelligemment, en se reconnectant aux sensations de faim et de satiété.
Contrairement à d’autres régimes amaigrissants rigides, la méthode Cohen intègre la notion de plaisir alimentaire. Des écarts ponctuels sont autorisés : un carré de chocolat, un repas convivial ou un aliment « réconfort » sont tolérés, à condition de savoir les compenser par des choix plus légers par la suite. Cette approche vise à prévenir la frustration qui accompagne souvent les régimes classiques, et qui conduit bien souvent à l’abandon du programme.
Un autre pilier essentiel de cette méthode est l’activité physique. Le Dr Cohen recommande d’intégrer du mouvement au quotidien, même modéré (comme la marche, la natation ou le vélo), afin de stimuler le métabolisme et de favoriser le brûlage des graisses. Cette composante est souvent négligée dans les autres régimes amaigrissants, pourtant elle joue un rôle clé dans la stabilisation du poids à long terme.
La méthode Cohen n’est donc pas un régime miracle, mais plutôt un rééquilibrage alimentaire structuré, qui mise sur l’éducation nutritionnelle, l’autonomie alimentaire et la psychologie du comportement. Elle s’adresse à toutes les personnes qui souhaitent perdre du poids durablement, sans se priver de manière excessive et sans entrer dans un cercle vicieux de privations et de reprises de poids.
En somme, dans la jungle des régimes, la méthode Cohen s’impose comme une alternative plus réaliste et durable, qui mise avant tout sur le bon sens et le respect de soi.
Verdict NaturellementSain : Une alternative équilibrée pour ceux qui ont besoin d’un cadre structuré.
Au fil des années, les régimes amaigrissants se sont multipliés, chacun promettant des résultats rapides. Pourtant, leur efficacité sur le long terme reste discutable, notamment à cause de leur caractère restrictif. Chez Naturellement Sain, nous pensons qu’un rééquilibrage alimentaire vaut mieux qu’un régime temporaire. Comprendre les besoins de son corps, c’est aussi apprendre à bien doser les glucides pour l’énergie, les lipides pour les fonctions vitales et les protéines pour la satiété et la masse musculaire. Miser sur la qualité, la diversité et l’écoute de soi permet une perte de poids durable… et une meilleure santé globale.
Vous l’avez compris, aucun régime miracle ne remplace un rééquilibrage personnalisé. Si vous êtes perdue dans cette jungle d’informations et que vous souhaitez retrouver votre poids de forme sans abîmer votre santé, je vous propose un accompagnement sur mesure en coaching pour construire, ensemble, votre propre équilibre.
Sources:
Vos questions, nos réponses
1. Quel est le meilleur régime amaigrissant pour perdre du poids durablement ?
Il n’existe pas de régime universel. La durabilité dépend surtout d’un rééquilibrage alimentaire adapté à votre mode de vie, comme le propose par exemple le régime Cohen. Les régimes trop restrictifs (Hollywood, Dukan…) entraînent souvent un effet yoyo.
2. Le jeûne intermittent est-il vraiment efficace ?
Oui, plusieurs études montrent que le jeûne intermittent peut favoriser la perte de poids et améliorer la santé métabolique. Cependant, il nécessite régularité et discipline, et peut être difficile à maintenir sur le plan social et psychologique.
3. Le régime hypocalorique est-il sans danger ?
S’il est modéré (1200–1500 kcal/jour), il peut être efficace et sûr. En revanche, les régimes très restrictifs (moins de 1000 kcal/jour) présentent des risques de carences et doivent impérativement être encadrés par un professionnel de santé.
4. Quels sont les risques du régime Hollywood ?
Le régime Hollywood entraîne une perte de poids rapide mais souvent liée à l’eau et à la masse musculaire plutôt qu’à la graisse. Il expose à de fortes carences et à un effet yoyo quasi inévitable.
5. Le régime hyperprotéiné fait-il vraiment perdre du poids ?
Oui, il permet une perte rapide en limitant la fonte musculaire. Mais un excès de protéines peut fatiguer les reins et le foie. Il doit donc être limité dans le temps et encadré médicalement.
6. Comment éviter l’effet yoyo après un régime amaigrissant ?
Pour éviter de reprendre du poids, il faut privilégier un rééquilibrage alimentaire plutôt qu’un régime restrictif. Une alimentation variée, l’écoute de la satiété et une activité physique régulière sont les clés de la stabilisation.
7. Les régimes amaigrissants sont-ils adaptés à tout le monde ?
Non. Certaines méthodes (jeûne intermittent, hyperprotéiné, hypocalorique strict…) ne conviennent pas aux enfants, aux femmes enceintes, aux personnes âgées ou aux personnes atteintes de pathologies chroniques. L’avis d’un médecin est toujours recommandé.
Delphine :
Infirmière depuis 26 ans, Delphine défend une vision préventive de la santé. Elle partage des repères concrets pour mieux comprendre son corps et agir durablement sur son hygiène de vie.
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