Reprendre la marche après un arrêt : un programme progressif selon votre objectif
Et si le meilleur remède contre la fatigue n’était pas d’en faire plus… mais enfin de ralentir ?
Grâce au yoga restauratif, découvrez comment quelques postures douces et un travail profond sur la respiration peuvent apaiser le système nerveux, améliorer le sommeil et vous aider à retrouver une énergie durable, sans effort ni performance.
Table des matières
ToggleVous souhaitez reprendre la marche, mais vous ne savez pas par où commencer ni comment progresser sans vous épuiser ? Après une longue pause, une période de sédentarité ou un changement important dans la vie, il n’est pas nécessaire de viser immédiatement 30 minutes de marche rapide. L’objectif est d’abord de retrouver une pratique régulière, puis d’augmenter progressivement la durée ou l’intensité selon vos capacités.
A lire aussi
Pour découvrir les effets généraux de cette activité, consultez également notre article consacré aux bienfaits de la marche.
Reprendre la marche après un arrêt : par où commencer ?
Reprendre la marche ne signifie pas forcément commencer par 30 minutes ou chercher immédiatement à accélérer. Le meilleur point de départ est celui qui correspond à votre niveau actuel.
Si vous avez peu marché ces dernières semaines ou ces derniers mois, commencez par une durée facile à intégrer dans votre journée. L’objectif est d’abord de retrouver une certaine régularité, sans chercher à rattraper le temps perdu.
Quelques principes peuvent vous aider :
Commencez à votre niveau réel : la durée de départ dépend de ce que vous êtes capable de faire aujourd’hui, et non de ce que vous faisiez auparavant.
Privilégiez la régularité : plusieurs petites marches dans la semaine sont plus intéressantes qu’une longue sortie occasionnelle.
Augmentez progressivement : lorsque votre marche devient facile et que vous récupérez bien, vous pouvez augmenter petit à petit la durée. Une règle simple consiste à n’augmenter qu’un seul paramètre à la fois — la durée ou la fréquence — plutôt que les deux en même temps.
Prévoyez des temps de récupération : les jours sans marche font partie de la progression, particulièrement lors d’une reprise.
Ne cherchez pas à compenser une séance manquée : reprendre normalement vaut mieux que vouloir en faire trop lors de la sortie suivante.
La bonne durée de départ est celle qui vous permet de terminer votre marche sans vous sentir épuisé et de récupérer normalement dans les heures qui suivent.
Regard de l'infirmière
Une reprise réussie ne doit pas provoquer de douleur importante ni vous laisser épuisé le lendemain. Si vous avez été immobilisé, hospitalisé, opéré ou si vous vivez avec une maladie chronique, votre programme doit être adapté à votre état de santé et aux consignes du professionnel qui vous suit.
Identifier son objectif avant de choisir un programme
Tout le monde ne reprend pas la marche avec le même objectif. Certaines personnes cherchent simplement à retrouver l’habitude de bouger, tandis que d’autres souhaitent progressivement être capables de marcher plus longtemps ou d’améliorer leur allure. Avant de commencer, il est donc utile de déterminer ce que vous souhaitez réellement atteindre. Votre point de départ et votre objectif permettront ensuite de choisir le parcours le plus adapté. Ces parcours ne sont pas figés. Vous pouvez commencer par une reprise douce, puis évoluer vers des sorties plus longues ou, si vous le souhaitez, intégrer progressivement quelques séquences de marche rapide. L’essentiel est de ne pas confondre votre objectif final avec votre niveau de départ. Vous n’avez pas besoin de marcher longtemps ou rapidement dès la première séance pour progresser.Retrouver l’habitude de marcher
→ Reprise douce
Après une période de sédentarité
→ Programme très progressif
Marcher 30 minutes sans s’arrêter
→ Augmentation progressive de la durée
Marcher 45 minutes à 1 heure
→ Programme d’endurance
Améliorer progressivement son allure
→ Introduction de la marche rapide
Reprendre après un problème de santé
→ Reprise personnalisée et avis du professionnel qui vous accompagne
Ces parcours ne sont pas figés. Vous pouvez commencer par une reprise douce, puis évoluer vers des sorties plus longues ou, si vous le souhaitez, intégrer progressivement quelques séquences de marche rapide.
L’essentiel est de ne pas confondre votre objectif final avec votre niveau de départ. Vous n’avez pas besoin de marcher longtemps ou rapidement dès la première séance pour progresser.
Parcours 1 : reprendre simplement la marche
Si vous avez arrêté de marcher régulièrement mais que vous êtes en bonne santé, inutile de repartir directement sur de longues promenades. Quelques minutes suffisent pour recommencer. L’objectif des premières semaines est avant tout de créer une routine. La durée pourra ensuite augmenter naturellement, en fonction de vos sensations et de votre récupération.Un programme sur 4 semaines
Semaine 1
3 sorties dans la semaine
Semaine 2
3 sorties dans la semaine
Semaine 3
4 sorties dans la semaine
Semaine 4
4 sorties dans la semaine
Ces durées sont des repères et non des objectifs à atteindre coûte que coûte. Si 10 minutes vous semblent encore difficiles, restez à cette durée quelques jours supplémentaires. À l’inverse, si vous vous sentez parfaitement à l’aise, vous pourrez progressivement prolonger certaines sorties.
Le plus important est de laisser au corps le temps de s’adapter.
Comment organiser vos sorties ?
Vous pouvez choisir des moments faciles à intégrer dans votre journée : marcher après le déjeuner, faire un petit trajet à pied plutôt qu’en voiture ou prévoir une courte promenade en fin de journée.
Il n’est pas nécessaire de marcher à une allure soutenue. Pour cette première étape, privilégiez une allure confortable qui vous permet de respirer normalement et de parler sans difficulté.
Si vous manquez une sortie, ne cherchez pas à la rattraper en doublant la durée de la suivante. Reprenez simplement votre rythme habituel.
À retenir : mieux vaut marcher quelques minutes régulièrement que réaliser une longue sortie ponctuelle puis abandonner parce que l’effort était trop important.
Parcours 2 : reprendre après une période de sédentarité
Ce parcours concerne les personnes qui ont été peu actives pendant plusieurs mois, voire plusieurs années — que ce soit pour des raisons de santé, professionnelles ou simplement par manque d’habitude. Ici, la prudence prime sur la vitesse de progression.
Si vous êtes dans cette situation, il est normal de commencer par des durées très courtes :
- 5 à 10 minutes de marche, pas plus, lors des premières sorties ;
- un trajet court du quotidien plutôt qu’une sortie dédiée (aller chercher le pain, se garer un peu plus loin) ;
- deux sorties brèves dans la journée plutôt qu’une seule plus longue, si cela vous semble plus facile à tenir ;
- une progression uniquement lorsque la récupération est bonne, c’est-à-dire que vous ne ressentez ni fatigue inhabituelle ni courbatures marquées le lendemain.
Il n’y a pas de honte à démarrer à ce niveau. La HAS recommande justement d’augmenter l’activité physique dans la vie quotidienne, notamment en se déplaçant à pied, en adaptant toujours l’effort aux capacités de chacun — ce qui signifie qu’il n’existe pas de seuil minimal à atteindre dès le départ pour que la marche soit bénéfique.
La progression, ici, se mesure en semaines plutôt qu’en jours : il n’est pas rare qu’il faille trois à quatre semaines avant de dépasser 15 minutes de marche continue, et c’est tout à fait normal. L’objectif de ce parcours n’est pas d’atteindre rapidement une durée donnée, mais de recréer une habitude durable, sur laquelle vous pourrez ensuite bâtir une progression plus ambitieuse — en vous orientant, par exemple, vers le parcours 3 une fois les 20 minutes de marche régulière atteintes.
Parcours 3 : marcher progressivement plus longtemps
Vous arrivez déjà à marcher une vingtaine de minutes sans difficulté particulière et vous aimeriez pouvoir prolonger vos sorties ? Dans ce cas, inutile de chercher immédiatement à marcher plus vite.
Commencez par augmenter progressivement la durée de vos sorties, tout en conservant une allure confortable.
Une progression possible
Voici un exemple de progression que vous pouvez adapter à votre niveau :
Votre point de départ
Première étape
Prolonger progressivement
Construire son endurance
Une durée confortable
Si vous souhaitez aller plus loin
Ne cherchez pas à augmenter toutes vos sorties en même temps
C’est probablement le conseil le plus important de ce parcours.
Si vous marchez trois ou quatre fois par semaine, vous pouvez par exemple conserver deux sorties courtes et confortables et ne prolonger qu’une seule sortie.
Ainsi, votre semaine pourrait ressembler à ceci :
- Sortie 1 : 25 minutes
- Sortie 2 : 25 minutes
- Sortie 3 : 30 minutes
- Sortie 4 : 20 minutes
Lorsque cette organisation devient facile, vous pourrez progressivement passer la sortie de 30 à 35 minutes.
Cette façon de faire permet d’augmenter votre volume de marche sans transformer chaque sortie en effort important.
Combien de temps faut-il pour progresser ?
Il n’existe pas de délai universel. Certaines personnes pourront augmenter leur durée chaque semaine, tandis que d’autres auront besoin de conserver le même niveau pendant plusieurs semaines.
Ne vous fiez donc pas uniquement au calendrier. Votre capacité à récupérer est un meilleur indicateur.
Si vous terminez votre marche en étant encore relativement à l’aise, que vous ne présentez pas de douleur inhabituelle et que vous récupérez normalement, vous pouvez envisager l’étape suivante.
À l’inverse, si une augmentation de durée vous laisse très fatigué, revenez à la durée précédente et prenez le temps de vous adapter.
Votre objectif peut évoluer
Atteindre 30 minutes peut déjà représenter une étape importante. Vous pouvez ensuite choisir de rester sur cette durée, de poursuivre vers 45 minutes ou 1 heure, ou d’introduire progressivement des séquences de marche plus soutenue.
Il n’est pas nécessaire d’aller toujours plus loin pour que la marche soit utile. Le meilleur programme est celui qui correspond à votre objectif et que vous pouvez maintenir dans la durée.
Astuce de la coach
si vous hésitez entre augmenter la durée ou la vitesse, commencez par la durée. Une marche confortable mais plus longue constitue une bonne base avant d’introduire progressivement une allure plus soutenue.
La progression sera généralement plus facile à tenir si vous ne cherchez pas à tout améliorer en même temps.
Parcours 4 : passer progressivement à la marche rapide
Contrairement à une idée reçue, la marche rapide n’est pas forcément le point de départ d’une reprise d’activité. Elle constitue plutôt une étape supplémentaire, réservée aux personnes qui marchent déjà régulièrement et sans difficulté.
Avant d’envisager ce parcours, vous devriez pouvoir marcher environ 20 à 30 minutes à allure normale, plusieurs fois par semaine, sans essoufflement excessif ni fatigue anormale le lendemain. Si ce n’est pas encore le cas, les parcours 1 à 3 restent la meilleure priorité.
Une fois cette base acquise, vous pouvez introduire de courtes séquences plus soutenues au sein de vos sorties habituelles, en alternant effort et récupération :
- 1 minute de marche rapide, puis 3 minutes à allure facile ;
- 2 minutes de marche rapide, puis 3 minutes à allure facile ;
- 4 minutes de marche rapide, puis 3 minutes à allure facile ;
- plusieurs séquences de ce type réparties sur une même sortie, à mesure que vous progressez.
Comment savoir si votre allure est la bonne ? La marche rapide doit provoquer un effort perceptible — vous devez sentir que vous forcez un peu, que votre respiration s’accélère — mais vous devez encore pouvoir parler, même si c’est avec un peu moins d’aisance qu’à allure normale. La HAS associe justement l’intensité modérée à ce léger essoufflement combiné à la possibilité de tenir une conversation : c’est un repère simple, à utiliser à tout moment de votre sortie pour ajuster votre rythme.
Avec le temps, vous pourrez allonger la durée de chaque séquence rapide, réduire les phases de récupération, ou enchaîner plusieurs cycles — jusqu’à, pour certains, marcher rapidement sur l’intégralité d’une sortie.
Reprendre la marche selon son âge et son niveau
Il n’existe pas un programme de marche identique pour tout le monde. Deux personnes du même âge peuvent avoir des capacités très différentes selon leurs habitudes, leur condition physique, leurs antécédents ou simplement la durée de leur période d’inactivité.
L’âge peut toutefois donner quelques repères. Plus on avance en âge, plus il peut être utile d’accorder une attention particulière à la récupération, à l’équilibre, aux articulations et à la sécurité du parcours.
Avant 40 ans : retrouver progressivement son rythme
Lorsque l’on est jeune adulte et que l’on était auparavant actif, la reprise peut parfois être relativement rapide. Mais une longue période sans activité reste une longue période sans activité, quel que soit l’âge.
Commencez donc au niveau que vous pouvez réellement supporter aujourd’hui, plutôt qu’à celui que vous aviez il y a quelques années.
Si vous marchez déjà facilement 20 à 30 minutes, vous pouvez suivre le parcours d’augmentation de la durée. La marche rapide pourra ensuite être introduite progressivement si vous souhaitez augmenter l’intensité.
De 40 à 59 ans : privilégier la régularité
À cet âge, la reprise dépend surtout du niveau d’activité et des éventuelles douleurs ou limitations physiques.
Si vous avez été très sédentaire, mieux vaut commencer par des sorties courtes et régulières plutôt que de vouloir retrouver rapidement votre ancien niveau.
Une fois la marche bien tolérée, vous pourrez progressivement augmenter la durée des sorties, puis éventuellement introduire quelques séquences de marche plus soutenue.
De 60 à 74 ans : intégrer récupération et équilibre
Avec l’avancée en âge, la régularité de l’activité physique reste importante. La reprise peut cependant nécessiter davantage d’attention à l’équilibre, à la stabilité et à la récupération.
Privilégiez au départ des parcours faciles, avec un sol stable et peu de dénivelé. Si une sortie de 30 minutes vous fatigue trop, vous pouvez la fractionner en plusieurs périodes plus courtes.
L’objectif n’est pas de marcher aussi longtemps ou aussi vite qu’une autre personne du même âge, mais de trouver une progression adaptée à vos capacités.
À partir de 75 ans : miser sur la régularité et la sécurité
Après 75 ans, la marche peut rester une activité très intéressante pour entretenir la mobilité et conserver une activité quotidienne. La reprise doit cependant tenir compte des capacités de chacun, notamment de l’équilibre, de la force musculaire, de la fatigue et des éventuelles limitations liées à l’état de santé.
Des sorties courtes peuvent être répétées régulièrement plutôt que de chercher à atteindre immédiatement une longue durée.
Lorsque l’équilibre ou les déplacements sont devenus difficiles, il est préférable de demander conseil à un professionnel de santé afin de déterminer les activités les plus adaptées.
L’âge constitue donc un repère utile, mais pas une base suffisante pour construire un programme : deux personnes du même âge peuvent avoir des points de départ très différents. L’OMS recommande d’ailleurs, chez les personnes âgées, d’associer à la marche des activités qui favorisent spécifiquement l’équilibre, la coordination et le renforcement musculaire — des dimensions que la marche seule ne couvre pas entièrement.
Reprendre la marche après un problème de santé
Après une fracture, une entorse, une opération ou une période d’immobilisation, reprendre la marche ne se fait pas exactement comme après une simple période d’inactivité.
Dans ces situations, votre programme doit tenir compte de votre état de santé, de votre récupération et des recommandations du professionnel qui vous accompagne.
Après une fracture ou une immobilisation
Une période d’immobilisation peut entraîner une perte de force musculaire, une diminution de l’endurance et parfois des difficultés à retrouver une marche naturelle.
La reprise dépend notamment de la zone concernée, de la consolidation, de l’autorisation ou non de prendre appui et de l’évolution de vos capacités.
Il ne faut donc pas reprendre directement avec le programme destiné aux personnes simplement sédentaires. Votre médecin ou votre kinésithérapeute pourra vous indiquer quand et comment augmenter progressivement la durée de marche.
Après une entorse
Une entorse, notamment au niveau de la cheville, mérite également une reprise progressive.
La douleur, le gonflement, la stabilité de l’articulation et votre capacité à marcher normalement sont autant d’éléments à prendre en compte. La Haute Autorité de Santé recommande une rééducation personnalisée, adaptée aux caractéristiques de l’entorse et à l’évolution de chaque personne, plutôt qu’un calendrier identique pour tous.
Si une douleur persiste, si la cheville reste gonflée ou si vous avez toujours des difficultés à vous appuyer dessus, demandez un avis médical avant d’augmenter votre activité.
Et en cas de maladie chronique ?
Une maladie chronique ne signifie pas nécessairement qu’il faut renoncer à la marche. Au contraire, l’activité physique peut faire partie de la prise en charge de nombreuses situations.
Mais le niveau d’effort recommandé peut varier selon votre état de santé, vos traitements, vos symptômes et vos capacités.
Dans ce cas, demandez à votre médecin ou au professionnel qui vous suit quelle intensité et quelle progression sont adaptées à votre situation.
Le principe à retenir
Après un problème de santé, ne cherchez pas un calendrier universel.
Votre progression doit être guidée par les recommandations qui vous ont été données, votre récupération et l’évolution de vos capacités.
Le programme présenté dans cet article peut vous aider à réfléchir à une progression lorsque vous êtes simplement en reprise d’activité. Il ne remplace pas un programme de rééducation ou les conseils d’un professionnel de santé.
Et reprendre la marche après un accouchement ?
Après un accouchement, la reprise de l’activité physique doit également être progressive et adaptée aux capacités de la personne.
La marche à allure modérée fait partie des activités qui peuvent être reprises progressivement, mais le moment et les modalités de reprise dépendent notamment des conditions de l’accouchement et de la récupération. La HAS recommande de faire le point lors de la consultation postnatale et précise que la reprise d’activités plus intenses ou avec impacts doit tenir compte notamment de la rééducation du périnée.
Il n’est donc pas pertinent de chercher à retrouver immédiatement la durée ou l’allure que vous aviez avant la grossesse.
Les conseils généraux pour reprendre la marche
Quel que soit le parcours choisi, quelques habitudes peuvent rendre la reprise plus agréable et surtout plus facile à maintenir dans le temps.
Choisissez un parcours facile au début
Pour une reprise, privilégiez si possible un itinéraire que vous connaissez, relativement plat et avec un sol stable.
Un parcours agréable et facile à rejoindre augmente aussi les chances de rester régulier. Vous n’avez pas besoin de partir une heure pour profiter de votre marche : faire quelques minutes autour de chez vous peut déjà constituer une vraie sortie.
Privilégiez des chaussures confortables
Il n’est pas nécessaire d’acheter des chaussures spécialement conçues pour la marche si vous disposez déjà d’une paire adaptée.
L’essentiel est qu’elles soient confortables, suffisamment stables et adaptées au terrain sur lequel vous marchez. Évitez simplement de tester une paire neuve lors d’une longue sortie : une ampoule ou une douleur au pied peut rapidement transformer une promenade agréable en mauvaise expérience.
Adaptez votre tenue à la météo
Votre tenue doit vous permettre de marcher confortablement sans avoir trop chaud ni trop froid.
En cas de chaleur, privilégiez des vêtements légers et respirants et protégez-vous du soleil. Lorsqu’il fait plus frais, plusieurs couches permettent d’adapter facilement votre tenue au cours de la sortie.
Si vous marchez près de la circulation, pensez également à être suffisamment visible, notamment lorsque la luminosité diminue.
Tenez compte de la qualité de l’air
Marcher en ville ne signifie pas nécessairement qu’il faut renoncer à sortir. Lorsque cela est possible, choisissez toutefois un itinéraire éloigné des grands axes routiers et des zones très fréquentées par les véhicules.
Lors des épisodes de pollution, consultez les recommandations locales et adaptez votre activité aux conditions du jour.
Écoutez vos sensations
La progression ne se mesure pas uniquement au nombre de minutes ajoutées à votre programme.
Une marche qui vous laisse une sensation de fatigue raisonnable et vous permet de récupérer normalement est généralement préférable à une sortie trop ambitieuse qui vous oblige ensuite à interrompre votre programme.
Si une durée vous paraît encore difficile, répétez-la pendant quelques jours ou quelques semaines. Il n’y a aucun intérêt à progresser plus vite que votre capacité à récupérer.
Ne cherchez pas à rattraper une sortie manquée
Vous aviez prévu de marcher trois fois cette semaine et vous n’avez pu sortir que deux fois ? Ce n’est pas grave.
Ne cherchez pas à compenser en réalisant une sortie beaucoup plus longue la fois suivante. Reprenez simplement votre rythme habituel.
La régularité compte davantage qu’une semaine parfaite.
Faites de la marche un rendez-vous avec vous-même
La meilleure marche est souvent celle que vous avez envie de refaire.
Choisissez un moment qui correspond à votre quotidien : avant de commencer votre journée, pendant votre pause déjeuner, après le travail ou en fin d’après-midi.
Vous pouvez aussi profiter de la marche pour téléphoner, écouter de la musique ou simplement prendre l’air. L’objectif n’est pas de transformer chaque sortie en entraînement, mais de retrouver progressivement une place pour le mouvement dans votre quotidien.
Quand ralentir ou demander conseil ?
Reprendre la marche doit rester une expérience progressive. Une fatigue légère après une sortie peut être normale, mais certains signes doivent vous inciter à ralentir ou à demander conseil.
Arrêtez votre marche et demandez un avis professionnel si vous ressentez notamment :
une douleur importante ou inhabituelle ;
un essoufflement inhabituel ou qui ne s’améliore pas en ralentissant ;
des vertiges ou un malaise ;
une douleur qui persiste ou s’aggrave après plusieurs sorties ;
une difficulté inhabituelle à poser le pied ou à marcher normalement.
Si vous reprenez après une opération, une hospitalisation, une immobilisation ou dans le contexte d’une maladie chronique, votre progression doit être adaptée aux recommandations du professionnel qui vous suit.
Dans tous les autres cas, gardez un principe simple en tête : mieux vaut progresser lentement et régulièrement que vouloir aller trop vite et devoir s’arrêter.
Reprendre la marche, simplement et à votre rythme
Reprendre la marche ne demande pas forcément de grands changements. Il n’est pas nécessaire de commencer par 30 minutes, de marcher tous les jours ou de chercher immédiatement une allure soutenue.
Vous pouvez commencer par quelques minutes, retrouver progressivement une habitude, puis augmenter la durée de vos sorties lorsque votre corps s’y adapte.
L’essentiel est de partir de votre niveau actuel, et non de celui que vous aimeriez déjà avoir atteint.
Une semaine moins régulière ? Une durée que vous devez répéter ? Une sortie plus courte que prévu ? Ce n’est pas un échec. La progression n’est pas toujours linéaire.
La marche peut simplement redevenir une habitude de votre quotidien, sans pression de performance.
L’objectif reste le même : retrouver le plaisir de bouger, progressivement et durablement.
Vos questions fréquentes
Des réponses claires et fiables pour mieux choisir vous remettre à la marche.
Pour reprendre la marche après une longue pause, commencez par des sorties courtes de 5 à 10 minutes, trois fois par semaine, à une allure confortable. Augmentez ensuite progressivement la durée avant la fréquence, en ajoutant seulement 5 minutes par semaine environ. L’objectif des premières semaines est la régularité, pas la performance.
Les recommandations officielles préconisent au moins 30 minutes de marche à allure modérée, cinq jours par semaine, pour bénéficier d’effets positifs sur la santé cardiovasculaire. Mais des travaux de recherche récents suggèrent que des durées plus courtes, dès 11 minutes par jour, apportent déjà une réduction mesurable des risques pour la santé — un repère rassurant pour qui reprend tout juste.
Il n’existe pas de seuil universel : l’objectif de 10 000 pas, souvent cité, provient à l’origine d’une campagne publicitaire plutôt que d’une base scientifique stricte. Pour une reprise, 5 000 pas par jour constituent déjà une base intéressante, à augmenter progressivement selon votre ressenti plutôt qu’en visant un chiffre rond dès le départ.
Oui, à condition que la durée et l’intensité restent adaptées à votre récupération. Il n’est cependant pas nécessaire de marcher quotidiennement pour progresser : trois à quatre séances par semaine, bien tolérées, suffisent largement au début d’une reprise.
Introduisez la marche rapide une fois que vous marchez déjà régulièrement pendant 20 à 30 minutes à allure normale, sans essoufflement excessif ni fatigue inhabituelle le lendemain. La marche rapide est une étape ultérieure de la progression, pas un point de départ pour une reprise.
Une allure de marche rapide adaptée provoque un essoufflement léger tout en vous laissant capable de tenir une conversation. Si vous ne pouvez plus parler, l’allure est trop élevée pour votre niveau actuel ; si vous chantez sans effort, vous pouvez probablement accélérer.
Après une longue période de sédentarité, commencez par des sorties très courtes de 5 à 10 minutes, en les intégrant à des trajets du quotidien plutôt qu’en programmant une activité dédiée. Ne progressez que lorsque la récupération est bonne d’une séance à l’autre : cette phase se compte en semaines, pas en jours.
Après un accouchement par voie basse sans complication, une marche à intensité faible à modérée peut généralement commencer rapidement, sous forme de courtes balades. Les activités plus intenses attendent en général 6 à 8 semaines, le temps que la rééducation du périnée soit terminée ; après une césarienne, ce délai s’allonge souvent à 8-10 semaines le temps que la paroi abdominale cicatrise. Dans tous les cas, l’avis du professionnel qui vous suit reste déterminant.
